Le Nemo
@Sandrine Tauban- Chleav

3 questions à une égérie de la mode

Margot Robbie pour Chanel, Nathalie Portman pour Dior ou encore Léa Seydoux pour Louis Vuitton, elles sont actrices ou comédiennes, les égéries mode changent et se suivent dans la haute couture. Mais qu’est-ce qu’être une égérie mode pour une marque émergente ? Nous avons discuté avec l’une d’entre elles. Elle n’est ni actrice, ni comédienne, mais responsable de la boutique de prêt-à-porter pour Mlle Cabestan, et est égérie pour cette même marque. Rencontre avec Lorella Piberne, une pornicaise de 26 ans.

@Romane Jouy
Le Nemo : Qu’est-ce qu’une égérie et quel est son rôle ?

Lorella : Une égérie fait vivre les vêtements et les collections. J’ai commencé chez Mlle Cabestan en mars 2016 et deux mois après on m’a proposé de poser pour la marque. Être une égérie, pour moi, c’est incarner et représenter une marque. C’est aussi, faire des shootings photos avec des professionnels, jouer avec l’objectif, porter les vêtements de la marque et avoir des opportunités avec d’autres créateurs. J’ai eu l’occasion de poser pour une créatrice de Montpellier mais aussi pour des prestataires de mariage. Alors bien sûr, on rencontre des personnes et je me fais chouchouter par des professionnels. Mais cela me permet aussi d’aller au siège à Bouave, entre Nantes et Pornic, où je rencontre mes responsables, le personnel de la logistique et de la communication.

Pour vous, quels sont les avantages et les inconvénients d’une égérie de mode ?

Je dirais que les avantages sont multiples. Je possède de belles photos produites par des photographes. J’ai aussi la chance de voir les nouvelles collections et de découvrir les vêtements avant les clients. J’ai un temps d’avance alors je peux les conseiller et les aider dans leurs recherches futures. Je fais des nouvelles rencontres notamment avec les partenariats. Il y a une ouverture d’esprit à rencontrer de nouvelles personnes, de nouveaux professionnels. On se fait chouchouter par des professionnels de la mode : maquilleuses, coiffeuses… En plus, les partenariats permettent de s’apporter des choses mutuellement.
Pour ce qui est des inconvénients, lorsqu’il y a les premiers thèmes et nouvelles collections été/hiver qui arrivent, on se retrouve pas dans les bonnes saisons. Les saisons et les collections sont inversées, on shoot en pull en été et en tenue plus légère en hiver. Pour autant, je n’en vois pas d’autre… Et même s’il y a des choses que l’on aime moins, on joue le jeu.

Pouvez-vous nous raconter votre pire et votre meilleure anecdote en tant qu’égérie ?

Ma pire anecdote… Comme je le disais on shoot les collections d’été en hiver et inversement alors je me suis parfois retrouvée avec des énormes pulls sous 30 degrés à dégouliner dessous (rires). À l’inverse, pour une anecdote assez drôle, je me souviens on était au Pellerin et je me suis retrouvé avec les pieds congelés dans la voiture. Je les mettais contre le chauffage, c’était horrible ! J’avais tellement mal aux pieds que je n’arrivais pas à marcher après (rires). Pour la meilleure anecdote, c’est lorsque j’ai fait mon shooting avec les prestataires de mariage où nous étions deux modèles. On a fait des photos main dans la main sur la Place Graslin, à Nantes, avec le joli rideau d’eau, c’était magnifique. Il y avait beaucoup de monde qui regardait. On nous faisait des compliments sur les fleurs, les robes, sur tout. Et finalement, les gens pensaient que c’était un mariage gay (rires).

Question bonus pour les curieux et curieuses. À la suite des shootings en partenariat, est-ce qu’on vous offre des vêtements ?

(Rires). Généralement ce sont des partenariats donc il n’y a aucune rémunération puisqu’on s’apporte tous quelque chose mais c’est vrai qu’une créateur m’a déjà offert une pièce.

Nolwenn Le Bozec

Nolwenn Le Bozec

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